Château de Gué de Maulny, Le Mans, Pays de la Loire, France


 


Notes:
Le Gué de Maulny est aujourd'hui un parc public situé dans la ville du Mans, entre la gare Sud et la rocade dans le secteur Sud-Ouest, au bord de l'Huisne. C'est le lieu même d'un ancien gué excentré de la ville qui permettait de rallier à pied ou en chariot Le Mans et Allonnes. Le lieu est également un endroit historique important à cause de ses batailles, de son château ou de ses moulins.

Histoire



Dès l'époque gallo-romaine, le gué de Maulny est un axe principal de communication aux alentours du Mans. Il est en effet le passage le plus direct pour rejoindre la ville d'Allonnes. Au Moyen Âge, il devient en plus un itinéraire de passage important pour rejoindre la commune d'Arnage. Du gué, on peut aller vers Pontlieue, ou bien vers les Bouches-de-l'Huisne.



Les Valois y font ensuite construire un château de plaisance, appelé simplement Chateau du Gué-de-Maulny. Ce château reste dans l'histoire comme le lieu de naissance du futur roi Jean II le Bon. Son existence est éphémère car il est pillé et ruiné en pleine guerre de Cent Ans. Il est détruit en 1359 alors que les Anglais marchent sur Le Mans. La chapelle qui lui était adjointe est également détruite, ce qui fait fuir les hommes d'église s'y trouvant. Les chapelains trouvent refuge au Mans. Dans la cité médiévale ils édifient une chapelle collégiale, qui reprend le nom de chapelle du Gué-de-Maulny malgré le changement de lieu. Elle est construite en plein centre de l'actuelle place du Hallai, longtemps nommée comme la chapelle elle-même. Cette dernière est finalement détruite en 1743.



Le gué possède aux alentours des moulins situés sur l'Huisne. Ils sont rachetés par la ville en 1862. Ils ont subi de nombreux incendies et de nombreuses reconstructions, aussi bien pour des rénovations que pour l'usure normale des bâtisses. Après leurs rachats par la ville, ils serviront d'usine de traitement des eaux avant d'être abandonné en 1907. En 1900 déjà, la population est trop nombreuse pour un si petit local de traitement. L'usine des eaux se situe depuis à l'Epau. Aujourd'hui, il ne reste plus qu'un moulin. Il a subi des rénovations en 2007 pour être de nouveau présentable au public.



Au XIXe siècle, le gué est toujours très fréquenté par des usagers piétons, surtout pour se rendre à Sablé, l'Angevinière ou Courbes. Le passage permet notamment d'éviter par Pontlieue, surtout depuis que le pont des Vendéens a été détruit lors de la Révolution française. Le pont en bois des moulins devient un pont sur planches et pierres pour plus de sécurité. Mais c'est bientôt la fin de ce pont qui sera remplacé par le pont d'Arnage en 1872, mieux et plus sûr. En 1987, alors que la ville a englobé le gué, la municipalité crée une nouvelle passerelle en bois pour un accès facile à la rive gauche de l'Huisne. Aujourd'hui le parc du gué offre une plaine, des espaces de jeux divers, quelques jardins privés, une petite forêt et surtout une vue imprenable sur la rivière et le moulin rénové.

Le Mans est une commune française, chef-lieu du département de la Sarthe et située dans la région Pays de la Loire.Ancienne capitale du Maine. Le Mans Métropole regroupe neuf communes et comptait 210 000 habitants en 2006. (Données fiables consultables sur www.ville-lemans.fr). Ses habitants sont appelés les Manceaux et Mancelles.

De l’époque gallo-romaine jusqu’à la Renaissance

L’origine de la commune du Mans remonte à l’antiquité. Des fouilles archéologiques ont permis de découvrir des traces d’un oppidum sur la colline du « vieux Mans » où vivait une tribu gauloise : les Aulerques Cénomans. Le Mans (alors nommée Vindunum du celte vindon; blanche et dunom; colline fortifiée) est conquise en 56 av. J.-C.. Le territoire se développe alors pour devenir l’une des principales villes de l’Ouest.

Vers la fin du IIIe siècle, la Gaule est envahie à plusieurs reprises par les barbares. Les habitants se réfugient alors sur la colline du Mans et construisent une muraille de l'an 270 à l'an 300(encore visible aujourd’hui).

Au cours des IVe et Ve siècles, des peuples barbares (Huns) traversent la région puis s'y installent (Francs Saliens). Cette « barbarisation » va amener au Mans le christianisme par le baptême de Clovis Ier. Ce dernier fait assassiner son frère Rignomer au Mans.

Du Ve jusqu’au XIIIe siècle, Le Mans connaît une période « d’anarchie féodale ». Le fait le plus important de l’époque est sûrement la christianisation du Mans, par Saint Julien qui aurait été le premier évêque. L’évêché du Mans est très important puisque c’est alors l’un des plus étendus du royaume. De nombreux édifices religieux ont été construits durant cette période.

La ville connaît peu de périodes de paix et de développement jusqu’au XIIIe siècle. Après le règne de Charlemagne, les comtes du Maine règne de Roger V en 895 à Eremburge qui épouse 1110 Foulque V d'Anjou. De cette union nait au Mans Geoffroy le bel dit "Plantagenêt" fondateur de la dynastie du même nom. Il régnera sur le Maine et l'Anjou de 1128 à 1151. Son mariage en 1128 avec Mathilde d'Angleterre lui permet après plusieurs campagnes militaires de se proclamer Duc de Normandie en 1144. Le Mans devient le point de départ et le centre de ce qu'on appellera " l'empire Plantagenêt". Son fils Henri II fait valoir ses droits sur l'angleterre dont il est proclamé roi en 1154. Richard Cœur de lion, dont l'épouse, Bérengère de Navvarre se retirera au Mans où elle fondera l'abbaye de L'Epau, lui y succédera en 1189. Puis Jean sans Terre abandonnera définitivement la ville à Philippe Auguste en 1204. La période de violences féodales s’achève alors. La monarchie, appuyée par l’Église, s’affirme et l’emprise de la ville se fortifie par sa fonction religieuse et son rôle économique. Le Mans s’agrandit hors des murs. De nouvelles voies d’accès sont aménagées, la navigation sur la Sarthe devient plus active et la circulation des hommes et des marchandises s’accentue avec la création de marchés et des foires.

Lors de la guerre de Cent Ans, Le Mans est le théâtre de plusieurs batailles, obligeant les Manceaux à se replier derrière les murailles et à raser les faubourgs. Les Anglais sont définitivement repoussés en 1443. Au lendemain de cette guerre, Le Mans connaît une nouvelle expansion. Après la mort du dernier comte Charles en 1481, le roi Louis XI hérite du Maine. La ville se transforme, les affaires reprennent et la culture se répand.

Lors des guerres de religion entre les calvinistes et les catholiques, qui durent quarante ans, Le Mans n’est pas épargné. La nouvelle du massacre de la Saint-Barthélemy atteint la ville fin août, mais la municipalité protège les protestants en les emprisonnant.

L’affermissement de la monarchie met fin aux discordes générales et assure la paix dans le Maine.

Le développement industriel

Les XVIIe et XVIIIe siècles sont marqués par le développement de l’artisanat, notamment en ce qui concerne la production de cire et de textile. Pour le textile, l’invention en 1650 d’une nouvelle étamine va permettre aux métiers à tisser du Mans d’avoir une renommée internationale (en 1740, deux tiers de la production étaient exportés à l’étranger). L’industrie textile sera la plus dynamique jusqu’au XIXe siècle, avec la fabrication de toile de jute.

Très vite, les Manceaux comprennent l’importance du chemin de fer. En 1844, Le Mans s’intéresse à la ligne Paris-Rennes. Alençon et Le Mans se disputent cette ligne. Finalement, l’agglomération mancelle est choisie. Ce nouvel aménagement a changé la structure de la ville ; de nouvelles industries et commerces se sont implantés. La population grossit et la ville s’étend.

En 1842, Ernest Sylvain Bollée installe sa fonderie de cloche et par la suite crée plusieurs grandes entreprises. Son fils, Amédée Bollée père crée plusieurs voitures à vapeur à partir de 1873. En 1896, Amédée Bollée fils fabrique sa première vovoiture à essence,l'entreprise qu'il créa alors existe toujours. Léon Bollée, le deuxième fils d'Amédée Père, invente à l'âge de 19 ans une machine à calculer et fondera ensuite une entreprise d’automobiles qui fonctionnera jusque dans les années 30.

En 1885, les entreprises mancelles déclinent ou stagnent. Seule la fonderie, avec l’essor de la mécanique, progresse. On développe le chemin de fer au sein du département de la Sarthe ainsi qu’un premier réseau de lignes téléphoniques en 1893.

Avec l’essor de l’automobile, Georges Durand fonde l’Automobile Club de la Sarthe qui devient bientôt l’Automobile club de l’Ouest (ACO). Il organise un premier grand prix en 1906.

Parallèlement, l'aviation connait ses premiers balbutiements initiés par Wilbur Wright invité par les frères Bollée, et c'est aux Hunaudières le 8 août 1908 que décolle le "Flyer".

La période d’entre deux guerres est marquée par l’installation de l’usine Renault en 1936. L’usine va profiter de l’économie de guerre en 1940 en produisant des pièces pour les Allemands. Après la guerre, l’usine va se développer. Elle constitue, encore aujourd’hui, la plus grande concentration ouvrière du Mans. D’autres entreprises importantes s’installent à la suite de Renault (Schneider Television, Glaenzer Spicer…). Dans le domaine du tertiaire, pendant longtemps, Le Mans n’a pas e eu de gros centres commerciaux. Il a fallu attendre les années 1980 pour voir apparaître des entreprises de distribution importantes. Le Mans était et est toujours avant tout, une ville d’assurances en particulier avec la fondation en 1828 de la Mutuelle Immobilière du Mans qui après de multiples évolutions, constitue désormais le Groupe MMA. L’ACO, soutenue par ces entreprises, s’est développée et est l’organisateur des 24 heures du Mans et cela grâce à la construction de circuits. C Cette augmentation du parc industriel va provoquer un afflux de la main-d’œuvre dans l’agglomération mancelle. La ville va mettre 25 ans à sortir de la crise du logement d’après-guerre. Il en résultera également un manque d’infrastructures et de services, notamment en matière de formation. À partir, de 1960, on crée une université très modeste qui dépendait de Caen. En 1969, on crée un IUT pour répondre à la demande de formations techniques pour l’industrie et l’université se développe. Elle devient indépendante à partir de 1977. Aujourd'hui, elle compte environ 8 000 étudiants, et d'ici peut repasser la barre des 10 000

Location : Latitude: 47.9906614, Longitude: 0.1857998


Birth

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   Last Name, Given Name(s)    Birth    Person ID   Tree 
1 de Valois, Jean II  26 Apr 1319I97612 savenije 

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